HEU-REUX ! et vous ?
Pourquoi ne méditons-nous pas ?
Pourquoi ne méditons-nous pas ?

La méditation n'a que des bienfaits : maîtrise du stress, des émotions, meilleure confiance en soi, meilleures capacités cognitives, et même un système immunitaire plus fort. Pourtant nous ne le faisons pas, alors même que la pratique ne nécessite aucun effort physique.

Peur du ridicule ?

S'arrêter 10 ou 20 minutes, s’asseoir ou se coucher en ne faisant rien qu'à être attentif à ce qui se passe en nous, en abandonnant le désir de poursuivre les pensées qui nous viennent, reconnaissez qu'en terme d'effort, il y a pire. Si ce n'est pas l'effort qui nous rebute, c'est autre chose : peut-être la position, le fait de ne rien faire en fermant les yeux pendant 10 minutes. Le fait de lâcher son smartphone des yeux, voire de l'éteindre pour ne pas être dérangé. Ou la peur de paraître ridicule de ne, justement, rien faire, quand d'habitude nous faisons 36 choses en même temps. Ridicule de se poser, de prendre soin de soi. Ridicule de ne pas consommer, de ne pas justifier d'une agitation, d'un spasme, d'un réflexe irréfléchi.

Peur de l'échec

Plus encore que la peur du ridicule, que nous arrivons à affronter parfois en riant jaune, il est une chose à laquelle nous détestons tous être confronté, c'est l'échec, et plus particulièrement l'échec public. Or quand on pratique la méditation, il est difficile de rester discret. Donc si on échoue dans ses tentatives pour méditer, difficile de prétendre le contraire. Mais au fait, pourquoi échouerions-nous ? Quelle difficulté voyez-vous à méditer ? Avez-vous peur de ne pas atteindre l'état d'éveil ? La quasi totalité de ceux qui méditent ne l'ont jamais atteint, et ne l'atteindront jamais. Ce n'est pas un échec. On ne sait même pas si cet état existe vraiment. Ce n'est pas ça, la méditation. La méditation, c'est avant. C'est le calme, le repos, la reconstruction. L'apaisement.

La vraie difficulté : sortir du flux

En réalité le seul véritable obstacle à une pratique quotidienne de la méditation n'est pas le temps, ni la peur de l'échec ou du ridicule. Ce que la méditation nous oblige à faire et que nous ne nous résignons pas à faire, c'est de sortir du flux. Ce flot de nos vies trépidantes que l'air du temps nous dit de détester, mais auquel nous sommes beaucoup plus attachés que ce que nous le reconnaissons. S'arrêter de courir après un idéal qui n'a jamais existé, pour pouvoir prétendre que oui, bien sûr, notre vie a un sens, le sens de la marche, hé bien ça ce n'est pas simple. C'est même extrêmement difficile. Et tant pis pour notre stress, notre confiance en nous ou notre santé : au moins avons-nous su rester cachés dans la masse de ceux qui, comme nous, ne savent pas sortir du troupeau pour prendre un peu de hauteur. Ouf, l'honneur est sauf !

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