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Le développement personnel et le prosélytisme
Le développement personnel et le prosélytisme

Les prosélytes étant à l'affût de toute discipline pour s'ériger en gourou, il n'est en rien surprenant d'en trouver aussi dans le développement personnel. Même si les deux ne font pas spécialement bon ménage.

Le contexte du développement personnel

Dans ce blog, ou en ateliers, et même en séances individuelles, je ne manque pas de rappeler à mes clients que l'être humain est d'une richesse infinie, et que c'est pour cette raison qu'il existe une offre en matière de développement personnel si large : hypnothérapie, psychothérapie, EFT, EMDR, sophrologie, réflexologie, coaching, et j'en oublie certainement tellement la liste est longue. Face à un même problème, certains vont être sensibles à une méthode, d'autres pas. Quand vous êtes dans un processus de développement personnel, vous ne manquez pas de rencontrer celui – ou celle – qui a découvert la méthode universelle pour aller bien. Étonnamment, le prosélyte ne porte pas sur lui l'évidence de l'efficacité de la méthode qu'il tente par tous les moyens de nous faire adopter, campant sur des arguments de niveau CP. Si ce n'était pas la preuve d'une grande paresse intellectuelle, ça en serait presque mignon.

Un problème de recul

Souvent ceux qui pratiquent le prosélytisme sont ceux à qui est destinée la citation « il ne faut pas confondre ouverture d'esprit et fracture du crâne ». Leur manque de culture dans le domaine dans lequel ils essaient de sévir leur fait croire qu'il n'existe de solutions que celles qu'ils connaissent. Et comme ils ne connaissent pas grand chose, ils bloquent sur leur idée comme des nourrissons sur leur hochet. Il faut bien que jeunesse se passe. Il faut revenir à l'étymologie du mot pour en comprendre le mécanisme : prosélyte signifie « nouveau venu ». Et oui, ils ont tout vu, ils ont tout compris, mais en réalité, il leur manque surtout un peu de pratique et beaucoup de théorie. N'en voulez pas au prosélyte qui vous gâche votre temps en refusant de vous lâcher la jambe, c'est un novice, il est en train d'apprendre. En développement personnel, on ne reste pas monomaniaque très longtemps si on avance ne serait-ce qu'un peu : on se rend rapidement compte que la solution universelle miracle n'existe pas. Mais il faut à certains plus de temps qu'à d'autres, c'est cela aussi la richesse de l'être humain.

La stratégie du « oui »

Dialoguer avec un prosélyte est impossible : ses fondations sont si fragiles qu'il s'y agrippe à l'unique théorie qu'il a comprise comme si sa vie en dépendait. Se sentant menacé, le prosélyte peut-il être dangereux ? Peut-être, mais avant cela, il vous fera passer une mauvaise soirée en interdisant par son attitude toute forme d'échange à proprement parler. La meilleure solution dans cette situation est d'utiliser la stratégie dite du « oui » : donner raison en apparence à ce mauvais plaisant pour limiter les discussions et changer de sujet. En espérant tomber sur un domaine où il aura plus d'une idée, ce qui n'est pas toujours gagné d'avance. Car le prosélytisme est parfois un mode de vie, subi d'ailleurs par celui qui le pratique : un manque de confiance en soi se cachant derrière cette attitude de repli. Mais l'excellente nouvelle, c'est que ça se traite très bien, ici... ou ailleurs.

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