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Comment être sûr(e) de faire le bon choix
Comment être sûr(e) de faire le bon choix

En matière de prise de décision, sujet sur lequel je suis souvent sollicité, le blocage le plus fréquent peut se résumer à la question suivante : « comment puis-je être sûr(e) de prendre la bonne décision ? »

Un exemple concret
 

Prenons l'exemple d'Antoine (le prénom a été modifié) : il occupe dans une grande entreprise le même poste depuis cinq années. Il s'y ennuie, selon ses propres termes « à mourir ». Pourquoi reste-t-il en place ? Parce qu'il a deux crédits, deux enfants, et que sa compagne a un petit salaire. Leurs deux salaires additionnés ne leur permettent pas ou peu d'extras. Une baisse de revenus leur paraît impossible à appréhender. Mais Antoine trouve ses journées longues, tellement longues que ça lui gâche le sommeil, qu'il y pense même pendant ses weekends, qu'il va au travail la boule au ventre, et son cerveau est en surchauffe à force de tourner et retourner la situation dans tous les sens et n'y voir aucune issue acceptable. Il décide d'aller voir un coach pour retrouver la joie de vivre. Évidemment, sa situation professionnel atterrit vite sur le tapis. Avec cette profonde conviction : « le problème c'est qu'il n'y a rien que je puisse faire : si je perds mon salaire, on peut dire adieu à notre maison, adieu aux activités des enfants, et adieu à nos vacances ».

Les alternatives
 

Vous noterez qu'Antoine considère que changer de travail signifie « ne plus avoir de revenus » ce qui est une croyance très forte chez les employés des grandes entreprises, même chez ceux qui n'y sont pas particulièrement bien payés. On peut changer d'entreprise, intégrer une structure plus petite et avoir un salaire décent voire meilleur. Mais, bien conditionné, Antoine n'a même pas cherché à sonder la réalité du marché. Il n'a pourtant guère d'alternatives : soit il reste dans son entreprise, soit il s'en éloigne. S'il reste, soit il conserve son poste, soit il en change. Voilà en très bref les choix qui s'offrent à lui. Finalement peu de solutions, ce qui devrait en toute logique accélérer la réflexion. C'est là qu'intervient le doute : « comment puis-je être certain de prendre la bonne décision ? ». Prenons, à nouveau, un exemple : imaginons qu'Antoine décide de conserver son poste actuel. La décision est prise. Est-elle bonne ? Pour l'instant, oui.

Transformer l'essai
 

Après-décision, jour 1 : Antoine ne change aucune de ses habitudes, aucun de ses comportements. Son rituel au travail, durant ses pauses, pendant le déjeuner, tout reste à l'identique. Maintenant, nous en avons la certitude : il prend la mauvaise décision car, ne changeant rien, il va continuer à être malheureux, et il va même l'être de plus en plus, car il va en plus s'auto-flageller sur son incapacité à faire les bons choix.
Après-décision, jour 2 : après une séance chez son coach, Antoine change sa façon d'aborder son travail, sa façon d'être en pause, au déjeuner. Il modifie son comportement pour avoir une influence bénéfique sur son environnement. Alors là, oui, on peut en conclure qu'il a pris la bonne décision. On pourrait faire la même démonstration s'il décide de changer de travail. Soit il se réfugie dans une attitude passive en attendant que les opportunités se présentent d'elles-mêmes, soit il provoque sa chance de toutes les façons à sa portée, notamment en mobilisant son enthousiasme par l'attrait de la nouveauté et par la joie de prendre son destin en main : il prend la bonne décision.
Une bonne décision n'est pas conditionnée par le choix que nous avez fait mais par les actions que vous avez menées après ce choix.

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